Une métropole chinoise plus silencieuse grâce aux bus électriques


La ville chinoise de Shenzhen est la première ville au monde où tous les taxis et les bus roulent à l’électrique.

Du port de pêche à la mégalopole

De Chinese stad Shenzhen is de eerste stad ter wereld waar bijna alle taxi’s en bussen elektrisch rijden. Shenzhen ligt aan de grens met Hongkong in de provincie Guangdong, in het zuiden van China

Shenzhen est située à la frontière avec Hongkong, dans la province du Guangdong au sud de la Chine. La ville a connu un essor considérable en peu de temps : à la fin des années 1970, Shenzhen n’était encore qu’une petite ville de pêcheurs comptant 30 000 habitants. Aujourd’hui, 11 millions de personnes y vivent. Shenzhen est également connue pour son statut de tech hub, en raison de la production d’équipement électronique.

Révolution électrique

Le développement de la conduite électrique est en forte corrélation avec les évolutions économiques et politiques. Le gouvernement chinois a mis en place de nombreuses mesures politiques dans le but de rendre les transports de plus en plus électriques, ce qui a permis à la ville de croître.

Au cours de la dernière décennie, la Chine a également énormément contribué à l’avenir des véhicules électriques : elle soutient les constructeurs avec des subventions gouvernementales, encourage les acheteurs et établit des quotas de production pour les plug-ins. Mais la Chine a également su faire usage de sa puissance et a créé une demande importante auprès de ses constructeurs nationaux.

Depuis 2015, Shenzhen mise sur la conduite électrique. À l’époque, la technologie était à peine au point. Les bus, par exemple, disposaient d’une autonomie limitée. Il n’était pas non plus encore question d’un déploiement de grande envergure. La révolution électrique se faisait encore attendre, dans l’inconnu le plus total. Comme le disait le responsable des transports de l’époque : « We were crossing the river by feeling the stones. » (Nous traversions la rivière tout en sentant les rochers sous nos pieds, NDLR.)

Mais les autorités ont forcé la conclusion d’un contrat entre les compagnies de bus et de taxis et le constructeur automobile chinois, BYD. Ce dernier a reçu des subventions directes du gouvernement : plus de la moitié du prix pour chaque bus, soit 150 000 des 300 000 dollars.

elektrische bussen© Qilai Shen/Bloomberg

Actuellement, 16 000 bus et 12 000 taxis circulent dans les rues de la ville. Combien roulent à l’énergie fossile ? Pratiquement aucun. Les taxis électriques (BYD E6) sont rechargés sur le site de l’entreprise à Shenzhen ou dans l’une des différentes bornes de rechargement éparpillées dans la ville. Les bus, en revanche, sont regroupés dans un échangeur public de la mégalopole.

elektrische bussen© Qilai Shen/Bloomberg

Shenzhen n’est d’ailleurs pas la seule localité chinoise à miser sur les transports publics électriques. De grandes villes comme Taiyuan, Pékin, Shanghai et Hangzhou disposent aussi de grandes flottes de taxis et de bus électriques. Un rapport de Bloomberg New Energy Finance estime qu’environ 20 % des bus communaux chinois roulent déjà à l’électrique.

Véhicules gouvernementaux

La ville va encore plus loin que les seuls transports en commun : dans les rues de Shenzhen, les véhicules officiels roulent avec des plaques d’immatriculation vertes. Cela signifie qu’il s’agit de véhicules hybrides ou entièrement électriques. La police de Shenzhen effectue ses patrouilles à bord de berlines électriques. La distribution du courrier se fait avec des minibus verts. La commission des transports souhaite que la totalité de la flotte des berlines en charge de la gestion des affaires de la ville roule à l’électrique.

Au total, le gouvernement chinois a dépensé 59 milliards de dollars pour le financement de la recherche, les subventions et les achats en faveur de l’industrie des véhicules électriques.

Des émissions de CO2 en baisse

Le passage des véhicules roulant au carburant à des versions électriques a permis de réduire considérablement les émissions de CO2, jusqu’à 1,35 million de tonnes par an. Soit l’équivalent de 280 000 voitures particulières. Dans un pays tristement célèbre pour son taux de pollution atmosphérique, cela vient un peu comme une bénédiction pour l’environnement.

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