Bruxelles, bientôt interdite aux motos ?


Mais d’où vient cette initiative qui en fait bondir plus d’un ? Il s’agirait d’une idée du gouvernement bruxellois. En effet, il réfléchit à interdire les motos à terme sur son territoire. Une proposition qui provoque le débat. Serait-ce une fausse bonne idée alors que les embouteillages ne font que s’accroître dans Bruxelles ?

 

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Les motos plus polluantes que les diesels?

Selon une étude récente menée par l’organisme ICCT (le Conseil international sur le transport propre) sur les émissions de 180.000 véhicules dont 3.500 motos, il ressort que celles-ci, circulant essentiellement à l’essence, polluent davantage que les voitures essence comme diesel. Elles émettraient jusqu’à 10 fois plus de monoxyde de carbone et 5 fois plus d’oxyde. Les motos produisent également plus de CO que les voitures diesel et presque autant de particules fines.

C’est ce constat qui est à la base de la réflexion du gouvernement bruxellois. Cette interdiction des motos rentre dans le cadre d’initiatives pour améliorer la qualité de l’air dans et autour de la capitale.

Méthode non-valable

Une annonce qui a fait bondir la FEBIAC (Fédération Belge de l’Automobile & du Cycle). Selon elle, ce projet n’est pas satisfaisant car la méthode utilisée n’est simplement pas valable ni adaptée. Les motos en circulation y sont comparées à la norme s’appliquant uniquement aux nouvelles voitures. En 2018, la région de Bruxelles-Capitale a instauré sa zone de basse émission. Ceci se base sur la norme EURO. Il s’agit de la norme européenne qui indique le taux d’émission des véhicules. Elle permet de savoir si votre voiture peut accéder ou non au centre-ville. La plupart des motos qui circulent respectent les normes euro 4 alors que les voitures sont déjà aux normes euro 6.

Une solution anti-bouchons

La FEBIAC regrette que les avantages de la moto en termes de mobilité ne soient absolument pas pris en compte. Les moto sont, en effet, une solution potentielle pour résoudre le problème des embouteillages bruxellois.
A l’inverse des voitures, les motos ne restent pas bloquées dans le trafic.
« Si 10% des automobilistes optaient pour une moto, les embouteillages seraient réduits de 40% », avance la FEBIAC.

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