Micromobilité : les 3 causes principales de sinistre


La norme est à la multimodalité, et de plus en plus de véhicules innovants (et parfois surprenants) apparaissent dans notre environnement. Mais sont-ils vraiment sûrs ? Selon Patrick de Cooman, exportateur de nouveaux véhicules électriques, les trois causes principales de sinistre dans le domaine de la micromobilité sont les suivantes :

« La vitesse, cause principale des sinistres »

La vitesse légale pour les nouveaux véhicules à propulsion était auparavant trop basse : 18 km/h, « seulement ». Les trottinettes électriques et monoroues se faisaient souvent doubler sur la piste cyclable, ce qui n’était pas sans danger.

La vitesse autorisée pour les nouveaux véhicules est désormais de 25 km/h, réduisant ainsi l’écart avec celle des cyclistes. Une question se pose pourtant : est-ce vraiment plus sûr ? En roulant à une vitesse plus élevée, il est plus difficile de contrôler sa chute, qui n’en serait que plus dure en l’occurrence…

« L’infrastructure actuelle n’est pas adaptée aux petites roues »

Les routes belges ne sont pas partout en parfait état. Pour les nouveaux appareils dotés de petites roues comme les trottinettes électriques et les skateboards, cela pose un problème de taille.

Les surfaces ne sont pas toujours planes et peuvent être couvertes de cailloux ou de trous qu’il vaut mieux éviter. Un véhicule aux roues plus grandes est moins sensible à l’état des routes.

« Les autres usagers ne sont pas habitués aux nouveaux usagers »

Celui qui se déplace en monoroue sans porter de casque est considéré comme un piéton par les automobilistes. Et si celui-ci roule à 25 km/h sur la piste cyclable, il y a de quoi être surpris.

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La nouvelle mobilité n’a pas encore sa place dans le paysage actuel Cette modification prend du temps et chacun doit apprendre à vivre avec. Évidemment, il serait vraiment judicieux d’obliger le port du casque.

« Pas de législation établie »

Légalement, les nouveaux véhicules peuvent encore circuler sur les trottoirs à la vitesse du piéton. Le problème est que cette vitesse n’est pas clairement définie. Alors qu’elle est de 5 km/h pour l’un, elle peut être de 10 km/h pour l’autre. Dans l’idéal, les règles pour les petits véhicules devraient être assimilées à celles des cyclistes. De cette manière, les trottoirs resteraient réservés aux piétons.

La sécurité commence par la courtoisie

Malheureusement, l’idée selon laquelle « mon véhicule est le meilleur » est la plus répandue. Tout le monde serait pourtant gagnant en faisant preuve d’un minimum de courtoisie. Il nous faudrait seulement modifier notre comportement sur la route. Et si on tenait compte du fait que quelqu’un utilise un appareil pour la première fois, par exemple ? La sécurité commence par la courtoisie, une règle qui vaut pour tous les moyens de transport et pas seulement pour la micromobilité.

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