La Belgique et ses bouchons


91 % des Flamands estiment que nous sommes trop souvent à l’arrêt sur la route et, selon le Vlaams Verkeerscentrum (centre flamand chargé de la circulation), 2017 a été une nouvelle année record en termes de bouchons sur les autoroutes. Il est donc grand temps de trouver une solution. Pourtant, 74 % des conducteurs estiment ne pas en être eux-mêmes la cause. Dans ces conditions, comment résoudre le problème des bouchons ? Devons-nous être plus stricts avec nous-mêmes et abandonner la voiture, où existe-t-il d’autres solutions ?

Naturellement, la prolifération des bouchons est liée avant tout à la saturation du réseau routier. Les voitures sont trop nombreuses. Cependant, les transports en commun jouent également un rôle. Ainsi, l’utilisation des transports en commun à Anvers pour se rendre au travail ou à l’école a diminué. Affichant une augmentation annuelle de 10 %, c’est Anvers (non, pas Bruxelles !) qui est désormais la capitale belge des bouchons.

Une taxation routière pour lutter contre les bouchons

La taxation routière, sorte de péage, mais qui varie selon le lieu, la route et l’heure, constitue une première solution. Par exemple, vous payez un supplément si vous empruntez le périphérique de Bruxelles à 8 heures du matin. Ce n’est pas la solution idéale, du moins selon le VAB. Le Belge ne croit pas à ce système, d’autant moins s’il conduit un véhicule de société.

Une taxe d’urbanisation ?

À l’instar de la taxation routière, la taxation d’urbanisation est un impôt, mais cette fois à la charge des entreprises. Celles-ci seraient ainsi imposées en fonction du nombre de places de stationnement à disposition sur leur site. C’est une proposition intéressante, mais bien entendu, elle ne fait pas partout l’unanimité.

Mobilité partagée et comodalité

Diverses initiatives de mobilité partagée ont vu le jour ces dernières années, avant tout dans le secteur privé. C’est notamment le cas des véhicules Cambio ou Poppy, et des vélos partagés tels que Villo. La comodalité peut rendre les moyens de transport alternatifs plus attractifs et réduire ainsi les bouchons. Dans ce cas, vous pouvez combiner différents modes de transport sur un même titre. Viennent ensuite à l’esprit, et avant tout, les transports en commun, mais il est possible de les combiner à des services privés (tels que la mobilité partagée). La comobilité est tendance : c’est par exemple le cas de la campagne Lundi mobile lancée le 16 avril par De Lijn.

Plus près de son travail

Le problème des bouchons est dû avant tout aux allers et retours entre le domicile et le lieu de travail. Pour cette raison, il serait très utile que les travailleurs aillent habiter plus près de leur travail. Cependant, les entreprises aussi peuvent se rapprocher de leur personnel. Autrement dit : rechercher des bureaux ailleurs et non à proximité des accès d’autoroute.

Petit, c’est bien aussi

Cela peut sembler bête, mais la plupart des voitures sont aujourd’hui ridiculement grosses, surtout au vu du nombre moyen de passagers. Des voitures plus petites contribuent à réduire les bouchons, et même les risques d’accident. Ce risque disparaît même complètement avec les voitures individuelles autonomes.

Le plus important sera de tenir compte de la mobilité dans nos décisions, petites ou grandes. Cependant, chacun doit encore pouvoir décider pour lui-même en matière de mobilité. Vous envisagez une autre possibilité pour le problème des bouchons ? Faites-nous en part sur Facebook ou LinkedIn.