Charles Van Haverbeke (Cowboy) : « 60 % à 70 % des vélos volés sont retrouvés. »


Mobly s’est entretenu avec Charles Van Haverbeke, VP Sales & Operations chez Cowboy, qui nous a permis de parfaire nos connaissances en matière de vélos électriques.

Le Cowboy 3 est la dernière création de la start-up bruxelloise. Il surpasse surtout le modèle précédent grâce à ses nouvelles fonctionnalités logicielles. De la détection des accidents et du vol à l’option « pollution map », le Cowboy est au vélo ce que l’iPhone est au smartphone.

Van Haverbeke : « Nombre de nos clients sont d’anciens automobilistes qui ont choisi de délaisser la voiture au profit du vélo. Les gens ont envie de changer, mais ils ont besoin d’une alternative convenable. C’est la raison pour laquelle nous avons conçu un beau vélo aux services multiples. Une voiture est pratique évidemment, mais c’est aussi un objet design. Vous voulez donc que le vélo soit fiable et esthétique, et que l’assistance soit rapide en cas de problèmes. »
Nombre de nos clients sont d’anciens automobilistes qui ont choisi de délaisser la voiture au profit du vélo.

Avez-vous déjà retrouvé des vélos avec la fonction « Find My Bike » ?

Van Haverbeke : « Absolument. Nous avons déjà retrouvé des vélos en Albanie ! L’histoire a même été relayée dans la presse, car le ministre des Affaires étrangères s’est chargé personnellement de faire rapatrier le vélo en Belgique. Grâce à cette fonction, nous avons même réussi à envoyer des bandes de voleurs sous les verrous. À Leipzig, un vélo a été retrouvé via Find My Bike, ainsi que 20 à 30 autres vélos volés. Et ce n’était pas la première fois. C’est déjà arrivé à plusieurs reprises. »

« La sécurité antivol permet de s’approcher encore plus de la tranquillité d’esprit totale. Je peux m’imaginer que ce n’est pas la situation la plus simple si votre vélo est retrouvé en Albanie. Vous devez alors contacter vous-même la police et faire les démarches nécessaires pour récupérer le vélo. En plus, nous ne pouvons pas toujours garantir que nous retrouverons le vélo. S’il se trouve dans une cave par exemple (et qu’il n’y a pas de signal émis), vous ne le trouverez pas. »

« Nous constatons que 60 % à 70 % des vélos sont retrouvés. Dans des cas où le vélo est démonté ou placé dans une cave, nous ne le trouvons pas. Le plus important est que vous ne puissiez pas utiliser le vélo de cette manière. Nous aimerions atteindre une certaine notoriété pour que les voleurs n’aient plus envie de s’en prendre à nos vélos, car cela ne leur rapporte rien. »

Avec quel degré de précision pouvez-vous voir où se trouve le vélo ?

Van Haverbeke : « C’est assez précis. Nous avons eu une fois le cas à Anvers où nous pouvions localiser l’habitation. Je ne sais plus exactement à combien de mètres, mais je pense que la marge d’erreur est d’environ 5 mètres. »

La détection des accidents est aussi l’une des nouvelles fonctionnalités logicielles du Cowboy 3. Vous pouvez ainsi indiquer les coordonnées de plusieurs personnes dans l’application. En cas de chute, elles seront informées.

Van Haverbeke : « La détection des accidents est une fonctionnalité de niche qui procure un sentiment de sécurité. Il ne s’agit pourtant pas d’une assurance. Imaginez que vous rentriez de soirée en vélo et que vous tombiez. Les personnes près de vous recevront une notification leur indiquant que vous avez fait une chute. C’est une sorte d’assurance-vie si le pire devait se produire. »

«Vous retrouvez ça dans certaines voitures : les services d’intervention sont contactés en cas d’accident. Nous essayons également d’innover. Nous espérons évidemment que cette option ne sera pas trop utilisée, mais qu’elle sauvera des vies. La sécurité chez les cyclistes est l’un des thèmes les plus importants et l’une des craintes les plus récurrentes. Vous êtes plus vulnérable sur un vélo que dans une voiture. »

Cowboy a-t-il d’autres projets d’avenir que le vélo ?

Van Haverbeke : « En tant que start-up, vous devez toujours essayer de combiner les objectifs à court terme qui sont très urgents et une vision à long terme. Les premières années, nous nous sommes surtout concentrés sur la qualité avec les Cowboy 1, 2 et 3. À l’époque, nous ne nous occupions pas d’autres produits. Il faut avoir de l’ambition, mais de manière modérée. Il faut d’avoir avoir un produit mature avant de lancer différents produits sur le marché. Nous voulions sortir un modèle féminin du Cowboy, mais il nous faut d’abord miser sur la maturité. »

« La première priorité est d’avoir un modèle confort avec lequel nous pouvons répondre aux attentes des femmes. Nous avons reçu une demande considérable à ce sujet ces dernières années. Nous voulions sortir un modèle féminin du Cowboy, mais il nous faut d’abord miser sur la maturité. »

« Par la suite, nous allons apporter cette flexibilité sur le marché. En plus d’un modèle qui se veut réellement sportif et imposant, nous avons un modèle confortable avec un cadre ouvert, comme c’est souvent le cas des vélos de femmes. Nous souhaitons également fabriquer un vélo qui procure plus d’amorti et sur lequel on se tient plus droit. C’est là que se trouve le défi : combiner l’élément design avec l’élément confort. »

« Notre mission est aussi de faire en sorte que tout le monde puisse se déplacer efficacement et de manière attrayante en ville. Cela comprend évidemment plusieurs produits : il peut s’agir d’un scooter, d’un vélo cargo ou d’un Speed Pedelec. Aucun planning n’est pourtant défini pour le moment. La mission va au-delà des simples vélos. Il est donc bien possible que vous nous retrouviez à d’autres endroits dans le secteur de la mobilité. »

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