Bye bye corona, au revoir voiture : le bel avenir des grandes villes


Le coronavirus restera ancré dans notre mémoire, et pas en bien. Le confinement, lui, nous aura au moins permis de réimaginer la ville. Il y a moins d’automobilistes sur les routes et les trottoirs sont en fête : les voitures ont déserté l’espace public, il y a plus d’espace pour les piétons et les cyclistes.

La circulation est beaucoup plus fluide. Elle se résume aujourd’hui au transport de marchandises, aux transports publics et aux déplacements des services de secours et des services essentiels. Le moment est venu de repenser les villes. Comment faire pour que tout le monde puisse se déplacer en toute sécurité ? Aux quatre coins du monde, ce ne sont pas les idées qui manquent.

Strade aperte – Milan

Le coronavirus n’a pas encore quitté la ville, mais celle-ci a déjà saisi l’opportunité qui se présente à elle pour bannir la voiture. En Italie, Milan est connue comme la ville ayant la pire qualité de l’air. Le virus a rapidement changé la donne. La ville respire à nouveau, pour le plus grand bonheur de ses habitants.

En moyenne, les Milanais parcourent 4 kilomètres pour se rendre au travail. Cette distance est facile à effectuer à vélo. Pourtant, 1,5 million de personnes empruntent le métro pour faire le déplacement. Après la période de confinement, le métro ne pourra cependant transporter que 30 % des navetteurs.

Pour éviter que tout le monde reprenne sa voiture, Milan travaille actuellement à la mise en place au plus vite d’un plan de circulation pour les cyclistes.

Avec Strade aperte (« rues ouvertes »), la ville veut créer sans attendre un véritable paradis pour les usagers de la route les plus vulnérables avec des voies prioritaires, des rues piétonnes, des trottoirs élargis, de nouvelles voies piétonnes et cyclistes et plus de zones 30. Les travaux devraient débuter dès le mois de mai.

Corridors cyclables pour remplacer les bandes cyclables – Bruxelles

Bruxelles aussi suit l’exemple de la métropole italienne. Dans la capitale, Elke Van den Brandt (Groen) a permis de lancer le chantier d’élargissement du réseau de pistes cyclables. D’ici le 1er septembre, 40 kilomètres de corridors cyclables doivent être aménagés. Cela signifie plus de place pour les cyclistes et moins pour les voitures, un rêve de longue date pour de nombreux Bruxellois.

La question est de savoir comment cela va se dérouler dans les faits, une fois que la circulation sera revenue à la normale. L’automobiliste remarquera certainement qu’il y a une voie de circulation en moins. Cela sera-t-il suffisant pour l’inciter à prendre son vélo ?

Pistes cyclables provisoires – Paris

Les projets visant à faire de Paris une capitale où il fait bon circuler à vélo sont à l’étude depuis déjà bien longtemps. Jusqu’à maintenant, leur mise à exécution se faisait espérer.

La crise liée au coronavirus aura permis une chose : faire en sorte que la plus grande ville française aménage des pistes cyclables provisoires, et ce, le plus rapidement possible. Paris veut aussi créer plus de parkings pour vélos et limiter la vitesse de circulation des voitures avec des zones 30.

Place aux piétons – Londres

Dans le quartier londonien de Barnes, les commerces et les habitants se sont emparés d’une partie des rues pour élargir la zone dédiée aux piétons. Ces derniers disposent de plus de place pour faire leur shopping et peuvent également respecter sans problème les mesures en matière de distanciation sociale.

Plus de trains de nuit – Stockholm

Ou plus précisément, de Stockholm à Bruxelles. La Suède souhaite mettre en place plus de trains de nuit vers le reste de l’Europe. Un premier projet vise à relier Malmö à Bruxelles en passant par Cologne. Tout ceci est encore au stade de l’ébauche et ne verrait toutefois pas le jour avant 2023, au plus tôt.

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